.

.

jeudi 14 mars 2013

Barry Adamson

Barry Adamson est un bassiste et compositeur de musique de film, né le 1er juin 1958 à Manchester (Royaume-Uni). Il a fait partie du  groupe Magazine ainsi que des Bad Seeds de Nick Cave.
Au cours de sa déjà longue carrière, Barry Adamson a joué sur plus de chefs d'oeuvre que 16 Horsepower et The White Stripes réunis ne pourront jamais en épeler. On ne reviendra pas ici sur les glorieux faits d'armes des Bad Seeds, Magazine et autres Visage pour s'attarder un instant sur la carrière solo de cet instrumentiste hors pair qui, au fil d'une poignée d'albums indispensables, aura remis au goût du jour un univers maintes fois revisité depuis : celui des bandes originales de films (imaginaires ou pas).



   



                                

Car c'est effectivement avec une passion quasi obsessionnelle que l'auteur de l'inusable Can't Get Loose a construit une oeuvre de tout premier ordre, que vient aujourd'hui entacher le petit nouveau, The King Of Nothing Hill, avec son emphase et son cruel manque de compositions dignes de ce nom. Pour les habitués de la maison Adamson, tous les ingrédients de la recette sont pourtant présents (richesse orchestrale et harmonique, qualité sonore indéniable, voix à faire vaciller Barry White en personne), exception faite de chansons de la trempe de Jazz Devil ou Déjà Voodoo. Connaissant le talent du personnage, il n'est évidemment pas permis de douter que cet album n'est déjà qu'un mauvais souvenir dans la discographie de cet authentique génie.



Si le bon goût de ce gentleman britannique semble sans limites, on ne pense pas seulement à son impeccable allure de dandy en costume de soie émeraude ou à sa remarquable culture cinématographique : tel parcours professionnel a de quoi filer le tournis... Membre actif du précieux Magazine d'Howard Devoto, de Visage et, surtout, de Nick Cave And The Bad Seeds, on ne connaît guère que Kid Congo (The Cramps, The Gun Club et Bad Seeds également) pour avoir autant participé à l'histoire musicale de son époque, dont on situera l'apogée artistique entre les années 1980 et 1990. Ce qui, en soit, en dit long sur le manque de reconnaissance actuelle de Barry Adamson, à qui l'on doit forcément plus qu'un succès d'estime ou critique. Responsable de bandes originales pour David Lynch et d'une poignée d'albums solos absolument indispensables, l'auteur d'un des tubes les plus monstrueux et méconnus de l'histoire du rock, l'envoûtant Can't Get Loose, signe son retour en forme. Stranger On Your Sofa place en effet haut le débat on songe à Scott Walker et The Raven de Lou Reed entre jazz mutant, pop cérébrale et ballade perverse, sans pour autant toucher les cimes de Oedipius Schmoedipus et As Above, So Below, son chef-d'oeuvre. Multi-instrumentiste averti, ce bassiste de formation ne se départit jamais d'une solide assise rythmique, identifiable entre mille, sur laquelle son orgue Hammond tisse de biens belles harmonies. Reste alors à sa chaude voix de crooner un brin abîmée les années passées aux côtés de Nick Cave, sans doute d'emballer le tout, au bonheur des dames, entre spoken word et ferveur soul. Long en bouche, cet album dévoile au fil des écoutes une multitude d'arômes, qu'il convient, bien entendu, de savourer sur le plus douillet des sofas.


   




Que de chemin parcouru pour ce môme du Moss Side de Manchester (à côté Trappes, c'est Juan-les-Pins), bassiste anguleux de Magazine en pleine explosion new wave, puis pilier fondateur des Bad Seeds de Nick Cave. Taraudé par une vision en cinémascope de la musique, il s'embarque pour une carrière solo en 88, déclinant depuis lors en six albums et quelques singles, une bande-son imaginaire parfois plaquée sur des images bien réelles (de Gas, Food And Lodging d'Alison Anders à Lost Highway de David Lynch en passant par Natural Born Killers d'Oliver Stone). Et le monde ténébreux de Barry Adamson tel qu'il est compilé ici reflète fidèlement son lent cheminement vers... la lumière. Son premier single en solo reprend The Man With The Golden Arm d'Elmer Bernstein, histoire d'honorer ce qu'il a toujours aimé loin du carcan de groupe, mais il ne boucle la boucle qu'avec son dernier album en date, As Above As Below, où il prend enfin pleinement conscience de ses capacités de chanteur et leader de... groupe (comme l'attestent ses apparitions scéniques de l'an passé). Cette compilation enfonce le clou en offrant ici quatre de ses dernières compositions chantées (What It Means, Can't Get Loose, Jazz Devil et l'inédit Walk The Last Mile) tout en écartant de la sélection des collaborations aussi brillantes que celles enregistrées avec Nick Cave, Jarvis Cocker ou le regretté Billy MacKenzie sur son album le plus maîtrisé à ce jour, OEdipus Schmoedipus. Source : http://www.magicrpm.com/the-murky-world-of-barry-adamson/





1 commentaire:

  1. http://www18.zippyshare.com/v/64803892/file.html
    http://turbobit.net/k4mb2ljts8ax.html
    http://turbobit.net/oykyhwzqk405.html
    http://turbobit.net/r7mv2ex1mwdm.html
    http://turbobit.net/yjbhxr6iq5a4.html

    RépondreSupprimer