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mardi 8 mai 2018

jim hall

James Stanley Hall (né à Buffalo dans l'État de New York le 4 décembre 1930 et mort à New York le 10 décembre 20131) est un guitariste américain de jazz.Après des études à l'Institut de musique de Cleveland, Jim Hall part pour Los Angeles. Il y étudie la guitare classique avec Vincente Gómez, et commence à s'y faire connaître à la fin des années 1950. Il joue avec le quintette de Chico Hamilton en 1955 et 1956, avec le trio de Jimmy Giuffre en 1956-1959. En 1960, Jim Hall s'installe à New York. Il entame alors une série de collaborations avec nombre de musiciens très réputés. Par l'intermédiaire du producteur Norman Granz il accompagne Ella Fitzgerald en 1960-1961. Ils réalisent ensemble une tournée en Amérique du sud, jouant près de trois semaines à Rio de Janeiro puis descendent vers le sud en passant par São Paulo, Montevideo et Buenos Aires. Cette tournée permet à Hall de découvrir Astor Piazzolla et de nouveaux sons avec le tango ou encore la bossa nova qui émerge à cette époque. En 1962, il enregistre deux albums importants au sein du quartet de Sonny Rollins, l'un avant-gardiste, The Bridge, l'autre fortement inspiré par les musiques d'Amérique latine, What's New?

                


Il explore au cours des années soixante le free jazz et le Jazz d'avant-garde aux côtés de Art Farmer, Jimmy Giuffre, Steve Swallow, Bill Evans ou George Russell. À cette époque, Jim Hall a beaucoup apporté à la guitare Jazz, faisant d'elle un instrument d'accompagnement, qui remplace le piano, donnant ainsi aux groupes un son original. Il a enregistré de nombreux albums en tant que sideman, notamment avec Paul Desmond, Art Farmer, Jimmy Giuffre, et Sonny Rollins. Jim Hall affectionne tout particulièrement les duos, qui ont fait sa renommée au travers des albums enregistrés avec Bill Evans en 1962 et 1966 (Undercurrent et Intermodulation) ou Ron Carter en 1972 (Alone Together). Ayant acquis une solide réputation, Jim Hall a ensuite poursuivi sa carrière en tant que leader, accompagné par les plus grands noms du Jazz. Il incorpore souvent dans ses formations de jeunes musiciens prometteurs, comme Geoffrey Keezer (en). Son style n'a cessé d'évoluer, laissant transparaitre à la fois sa grande connaissance de la composition classique et son goût pour la musique moderne. Ses derniers albums sont ainsi très expérimentaux, que les œuvres soient originales ou issues du répertoire des standards.

                 

Jim Hall est décédé le 10 décembre 2013 dans son appartement de Greenwich Village à New York. Dans le club finalement assez restreint des guitaristes de jazz, il fut un artiste à part, refusant de s’engager dans une quelconque pyrotechnie de virtuosité. Jim Hall était même l’opposé. Une sorte de chantre de l’épure. Un des plus grands impressionnistes de son instrument. Jamais une note de trop, tout dans la finesse et le silence pour mieux servir la mélodie, il était l’incarnation vivante de cette formule chère aux Anglo-saxons, less is more (le moins vaut le plus). Une langue qu’il pratiquera aux côtés de géants comme le pianiste Bill Evans, le saxophoniste Sonny Rollins, le trompettiste Art Farmer, le contrebassiste Ron Carter ou bien encore la chanteuse Ella Fitzgerald… Toujours ouvert aux nouvelles idées, Jim Hall travaillera avec ses prestigieux cadets qui revendiqueront son influence comme Bill Frisell, Pat Metheny et John Scofield. Ses dernières années, Jim Hall s’était principalement consacré à l’écriture pour ensembles, mêlant jazz et classique. Un travail remarquable à déguster sur des œuvres telles que Quartet Plus Four pour quartet de jazz et quatuor à cordes, ou Peace Movement un concerto pour guitare et orchestre. Né James Stanley Hall le 4 décembre 1930 à Buffalo, il débute l’apprentissage de la guitare à l’âge de dix ans, commençant à se produire en public dès son adolescence.


         

Comme pour la plupart de ses confrères de l’époque, Charlie Christian et Django Reinhardt sont deux influences majeures pour le jeune Jim Hall qui se tournera pourtant assez rapidement vers d’autres sources d’inspiration, souvent éloignées de la sphère guitaristique. « J’ai rapidement essayé de transposer sur ma guitare le son luxuriant du saxophone ténor » aimait-il préciser lorsqu’on l’interrogeait sur le sujet. Pendant qu’il apprend la théorie musicale au Cleveland Institute of Music, Jim Hall passe ses week-ends à jouer de la guitare, pas seulement jazz d’ailleurs, se rêvant compositeur et enseignant. Mais en 1955, peu de temps après avoir décroché son diplôme, il décide tout de même de tenter une carrière de guitariste professionnel. « Il fallait au moins que j’essaye ou sinon je l’aurai regretté toute ma vie… » Il s’envole alors pour Los Angeles où il étudie la guitare classique et intègre le quintet de Chico Hamilton, l’une des premières formations de jazz cool, abordant l’idiome de façon un brin chambriste… C’est l’époque où Hall travaille aussi avec la clarinettiste Jimmy Giuffre dont l’approche avant-gardiste de la composition comme de l’improvisation le marquera à jamais. Nombreux sont les jazzmen à tendre alors l’oreille au son atypique de la guitare de Jim Hall. Au début des années 60, le saxophoniste Sonny Rollins, alors en pleine remise en question, l’intègre dans sa nouvelle formation. Une collaboration démentielle au cœur du chef d’œuvre The Bridge qui parait en 1962…(https://www.qobuz.com/fr-fr/info/Actualites%2FChers-disparus%2FJim-Hall-est-mort174590)

                 

C'est à New York queJim Hall s'est éteint ce mardi 10 décembre à l'âge de 83 ans. C'est-à-dire à l'opposé de l'endroit qui l'a vu naître comme l'un des plus grands guitaristes de jazz de l'ère moderne : Los Angeles. C'est sur la côte ouest des Etats-Unis qu'il débute sa carrière après des études à l'Institut de musique de Cleveland. Il commence à se faire connaître dans les années 1950 et devient membre de la scène Jazz West Coast. De 1956 à 1959, Jim Hall joue avec le quintette de Chico Hamilton, batteur récemment décédé. Ses sonorités lyriques et son approche introspective de la musique ont fortement influencé ses jeunes protégés comme Pat Metheny et Bill Frisel. Jim Hall a contribué à la transformation du rôle de guitariste dans le jazz grâce à ses mélodies sous-jacentes et son jeu minimaliste. Il a fondé son propre trio dans les années 60 avec lequel il jouait encore récemment. Jim Hall était considéré par ses pairs comme le "partenaire musical idéal". Il a enregistré de nombreux disques avec les saxophonistes Sonny Rollins (auquel France Musique consacre une série de dix entretiens exceptionnels jusqu'au 20 décembre), Gerry Mulligan, Ornette Coleman et Paul Desmond, avec le pianiste Bill Evans, le contrebassiste Red Mitchell et la chanteuse Ella Fitzgerald. Il avait été fait Chevalier des Arts et des Lettres en France en 2006.(https://www.francemusique.fr/jazz/les-grands-portraits-d-open-jazz-jim-hall-708)

vendredi 4 mai 2018

Private Buckaroo

L’animateur Lon Prentice est d’abord désireux de s’enrôler dans l’armée américaine, mais il est empêché a cause de ses pieds plat. Après réflexion il est finalement accepté pour l’enrôlement. Peu de temps après la formation de base commence, le soldat Prentice informe son commandant qu’il trouve la formation militaire totalement inutile. Son commandant ordonne à tous les hommes que le soldat Prentice est dispensé de faire des choses qu’il ne veut pas faire, ce qui tourne tout le camp contre lui. ici nous avons le prototype même du film, je ne dirais pas de propagande, mais plutôt de soutien du moral pour les soldats en guerre. un peu comme les Comics de Terry et les pirates ou Canteen Kate. ça n’en fait pas un chef d’oeuvre, mais un petit film musical plutot agréable. petite anecdote. en tant qu’éditeur de BD , je fais parfois appelle a des traducteurs pour certains comics des années 30 a 70. ainsi un jour pour la BD « Private Dobey » qui raconte les histoires amusantes d’un soldat un peu tire au flanc. mon traducteur me renvoie la bd avec a chaque fois qu’il était mentionne le mot « Private » la traduction « Prive ». c’est la que j’ai compris que mon traducteur : 1 – n’avait pas franchement le niveau 2 – utilisé Google Traduction , sans meme vérifier car l’ américain comme le français et toute les langues vivante, évolue et des mots qui avait une signification a une époque non plus la meme aujourd’hui, si vous faites de la traduction google vérifiez bien si un de vos personnages s’appelle Dick et si celui ci est très gay . Avec l'entrée en guerre de Etats-Unis, Hollywood ne pouvait pas rester en reste. Certaines stars s'enrôlèrent (Clark Gable, Tyrone Power, James Stewart); d'autres se lancèrent dans de vastes tours du pays pour vendre des bons de guerre (Hedy Lamarr, Carol Lombard).


                


D'autres encore furent à l'initiative de projets comme la Hollywood canteen, initiée par Bette Davis et John Garfield où les soldats en permission pouvaient, le temps de leur perme, danser avec leurs vedettes préférées. Et puis bien évidemment il y eut les films. De propagande comme The mortal storm, de dénigrement de l'ennemi comme Hitler's children et puis de recrutement comme ce Private Buckaroo qui, sous couvert de numéros musicaux et de gags pas très fins, visait à provoquer un déclic dans la population mâle américaine. Ici ce sont donc les membres d'un orchestre qui décident de participer à l'effort de guerre. Si le film présente par conséquent un intérêt c'est dans sa manière historiquement ludique de déclencher cette prise de conscience: pas de message alarmiste mais des chanteuses (The Andrews sisters), des trompettistes(Harry James) et un cow-boy chantant (Dick Forhan)pour soixante-huit minutes longuettes qui ne m'ont pas vraiment passionnées. Par ailleurs si la copie est de qualité certains pourront déplorer que tous les numéros chantants ne soient pas sous-titrés, un comble compte-tenu de leur importance dans la trame narrative de cette réalisation signée Edward F.Cline.(http://unfilmpourmatablette.unblog.fr/2017/05/18/private-buckaroo/)