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vendredi 20 janvier 2017

Pierre Trabaud

Pierre Trabaud est né le 7 août 1922, rue du Val Fleuri à Chatou, sous le nom de Pierre Gabriel Vincent Wolf. Plus tard, par décret, il changera de nom pour se faire appeler Pibaret. Mais c'est sous le patronyme de sa maman, Célestine Trabaud, qu'il mènera sa carrière d’artiste. Il suit des études secondaires et s’inscrit aux Beaux-Arts. Il fréquente également le cours de René Simon qui lui met le pied à l’étrier, lui permettant de jouer dans plusieurs pièces de théâtre («Thermidor» de Claude Vermorel en 1948, etc). Sa carrière cinématographique démarre dans l'immédiat après-guerre. Tout de suite, il se fait connaître en tenant le rôle-titre masculin dans «Antoine et Antoinette» de Jacques Becker (1946). Ce même réalisateur le rappelle, 3 ans plus tard, pour incarner Pierrot, fils de bouchers qui veut devenir artiste, dans «Rendez-vous de juillet» (1949), aux côtés d’une pléiade de jeunes vedettes (Brigitte  Auber, Nicole   Courcel, Daniel  Gélin, Maurice  Ronet, etc). Il campe le boute-en-train malicieux de la classe de Louis Seigner dans cette histoire de la jeunesse d’après-guerre, au son de l’orchestre de Claude Luter. Son sourire un peu câlin, son style juvénile, séduisant et malicieux le classent, le succès du film aidant, parmi les jeunes premiers de l’époque. Tant pis pour ces demoiselles, il a déjà épousé un ravissant mannequin de chez Dior, qui deviendra célèbre un peu plus tard sous le nom de Capucine . Mais le couple se séparera dès 1950. Dès lors, Pierre Trabaud apparaît successivement dans une dizaine de films où il tient des rôles, de second ordre certes, mais particulièrement remarqués.(http://encinematheque.fr/polvere/P048/index.php)


                 


Les Chiffonniers d'Emmaüs est un film réalisé par Robert Darène en 1955 d'après l'œuvre homonyme de Boris Simon parue en 1954.Hiver 1954, l'étonnante aventure de l'Abbé Pierre et sa lutte héroïque en faveur des sans logis, avec la création de la communauté d'Emmaüs. Présenté par l'Abbé Pierre lui-même, le premier film émouvant et attachant sur son action courageuse. Malgré les dissensions, les jalousies, les bagarres entre ses premiers pensionnaires, aidé par des gens de bonne volonté, l'Abbé Pierre atteint le but qu'il s'était fixé de soulager la misère et de venir en aide aux déshérités.Ce très beau film raconte les premières années de la communauté Emmaüs fondée par L'abbé Pierre en 1949! Premières pierres d'une communauté qui est restée aujourd'hui intacte dont l'ambition était de lutter contre l'exclusion! Avec l'aide de René Barjavel aux dialogues, Robert Darène adapte ici le roman de Boris Simon, inspiré par l'action de l'abbé Pierre qui participa d'ailleurs à sa rédaction! Et il a mis en oeuvre son projet en cette année 54 marqué par le geste de l'abbé Pierre, qui le 1er février, se rendit dans les locaux de Radio-Luxembourg pour lancer un appel historique à la solidarité sociale! Et ce, afin de venir aux pauvres et aux sans domiciles fixes qui mourraient de froid au coeur d'un hiver terriblement rigoureux dans l'indifférence quasi-générale! Cet appel permettra de créer l'association Emmaüs et donnera surtout lieu à un mouvement de solidarité sans précédent en faveur des mal logés! Le geste de l'abbé Pierre permet aussi et surtout de mettre sur le devant de la scène une pauvreté que la socièté française préférait garder cachée!


   


La sortie des "Chiffonniers d'Emmaüs" participe à ce mouvement qui rappelle que la reconstruction d'un pays laisse une foule sur le bord du chemin et que ces pauvres gens meurent dans la rue ou dans ces baraquement indignes qu'on a appelé "bidonvilles". Une galerie de portraits joliment interprétés (Yves Deniaud dans le rôle de Djibouti, les jeune Dany Carrel et Pierre Mondy...) entoure l'acteur André Reybaz dont la ressemblance avec l'abbé Pierre est particulièrement frappante! Du pittoresque, de l'émotion et surtout de la solidarité sont au rendez-vous dont la scène "Quitte ou double", la célèbre émission de Radio Luxembourg et Radio-Monte-Carlo a été reconstituée parfaitement grâce à l'obligeance des programmes de France, de la direction de Radio Circus, avec le grâcieux concours de Zappy Marx! Les quelques mots de L'abbé Pierre au début des "Chiffonniers d'Emmaüs" nous avertit que nous allons voir ici un rien, une minuscule semence - qui va au fil de l'histoire - naitre, germer, croître! Dans ce récit, il a voulu que soit respecter la vérité jusqu'à ce pauvre qui vient vider sa quête dans sa main! Car la vie, le monde, ça contient aussi de ses beautés là! L'avenir du monde, il nous appartient si nous sommes capables de réintégrer l'homme, de réintégrer l'humain dans toute la loi de justice et d'amour...(Grand merci à chrischambers !)  


                  


Normandie-Niémen (ou Нормандия — Неман en russe), est un film franco-soviétique réalisé par Jean Dréville et Damir Viatitch-Berejnykh et sorti en 1960.Gaumont met enfin à disposition un certain nombre de films assez anciens. Non restauré mais ce film de 1960 est bien conservé et donc ne souffre pas trop de la formule "Edition non restaurée". Après la débâcle de 1940, des militaires français en Afrique du Nord songent à reprendre le combat : il s'agit d'aviateurs "prisonniers" du régime de Vichy, obligés à la "neutralité", à l'inaction. Les héros de ce film finiront par rejoindre le front russe et assister l'URSS par leurs capacités d'aviateurs. Il y a bien sûr des combats aériens mais le film met plus l'accent sur les relations humaines entre aviateurs français mais aussi avec leurs hôtes russes qu'ils sont venus aidés. Depuis la formation, l'habitude aux avions Yak et surtout les terrains de l'aérodrome enneigés jusqu'aux heures de gloires (l'escadrille tricolore sera nommée Normandie-Niemen eu égard à leurs faits d'armes glorieux sur le fleuve) les évènements humains entre les divers participants débordent d'émotion diverses. Inutile de les évoquer ici,je ne dévoile pas les évènements qui étalonnent ce film très réussi, porté par de grands acteurs (français et soviétiques) Un grand film qui n'a pas souffert du temps. Ce film retrace l'épopée de l'Escadron de chasse 1/30 Normandie-Niemen. Cette unité de combat a réellement existé à partir de 1942.En 1942. L'armistice, signé deux ans plus tôt, ne fait pas l'unanimité dans l'armée française, loin de là. Refusant d'obéir aux ordres de Vichy, certains partent rejoindre les Forces de la France libre en Angleterre. D'autres, une vingtaine d'aviateurs, préfèrent gagner l'URSS pour combattre le nazisme dans les rangs des Soviétiques.


   

Formant l'escadrille «Normandie-Niemen» - un hommage à un célèbre exploit de l'armée soviétique -, ils combattront aux côtés des pilotes russes jusqu'à la victoire finale...Il est toujours admirable de coudre une intrigue intéressante autour d'un scénario si authentique et même historique. Et cela l'est encore plus lorsque l'histoire est riche en rebondissements comme ici, et le tout dans une cohérence militaire qui fut supervisée par de véritables professionnels de l'armée russe. Polyglotte, ce film se place à merveille comme le modérateur diplomatique russo-germano-français au cœur de la Guerre froide, puisqu'il a été tourné en 1959. Dommage peut-être - mais uniquement du point de vue de maintenant - que la guerre passe tant pour un jeu vidéo. Mais à l'époque, inutile de dire que ce n'était pas le but : c'était un vrai hommage aux pilotes et cet avis est subjectif.Des films de guerre français de ce niveau, il n’en existe pas beaucoup; aussi mériterait -il d’être vu régulièrement par chaque génération.


                 


Non seulement il retrace fidèlement l’histoire de la célèbre escadrille N.N. dont les aviateurs furent les premiers à pénétrer en Allemagne en 1944, mais il est aussi un témoignage des avions russes de cette époque dont certains volaient encore en 1959 (il existe actuellement un exemplaire du Yak 3 au musée du Bourget). Les acteurs (une dizaine d’hommes) sont remarquables et tiennent leurs rôles avec toute la gravité qu’ils s’imposent, le ton est sévère, les caractères bien trempés et les moments de détente rares. L’amitié franco soviétique n’est ici pas un vain mot et il faut entendre les russes chanter la Marseillaise dans leur propre langue. C’est un film réalisé avec grand soin et qui respecte au mieux le coté historique de cette partie de guerre.Un film un peu limité sur le plan historique, on a tout de meme une approche de différentes questions. Au niveau de la réalisation et des acteurs il y a des bonnes choses mais ça reste trop brouillon pour donner une véritable dramatique.(Allociné)

jeudi 19 janvier 2017

Lisa Blount

Lisa Blount, née le 1er juillet 1957 à Fayetteville, dans l'Arkansas (États-Unis), et décédée à Little Rock (Arkansas), le 25 octobre 2010, était une actrice et productrice américaine.A travers le monde, Lisa Blount est célèbre pour avoir joué Lynette Pomeroy, la meilleure amie de Paula, incarnée par Debra Winger dans Officier et Gentleman de Taylor Hackford avec Richard Gere en 1982. Sa performance lui a permis de décrocher une nomination aux Golden Globes. De plus, elle a remporté un Oscar pour son travail de productrice pour le court métrage The Accountant en 2002, avec son mari Ray McKinnon qui a réalisé et joué dans ce film. Elle a également produit Chrystal avec Billy Bob Thornton (The Barber).(http://www.purepeople.com/article/lisa-blount-du-film-officier-et-gentleman-est-morte-a-53-ans_a66793/1)



                 


Par sa mise en scène très efficacement sobre et son acheminement lent vers la folie, Réincarnations distille un véritable climat de terreur, lequel est renforcé – au lieu d’être désamorcé - par une solide dose d’humour noir. L’histoire, apparemment policière, glisse le spectateur dans la peau du shérif Dan Gillis, interprété par James Farentino (transfuge de la série Dallas). Celui-ci, œuvrant dans la petite station balnéaire Potter’s Bluff, sur la Cote Est, voit sa tranquille routine subitement brisée par d’étranges actes de violence. Coup sur coup, il doit faire face à trois morts par le feu, mystérieuses et atroces. Inquiète de sa réputation, la petite ville tranquille affirme qu’il s’agit d’accidents sans aucun lien les uns avec les autres. Pour Gillis, ce sont indiscutablement des crimes. Et nous voilà face à un schéma qui nous est familier depuis Les Dents de la Mer. Mais ce vague sentiment de déjà-vu vole vite en éclats face à l’audacieuse originalité de l’argument. Car malgré les pressions, Gillis enquête, collecte d’étranges indices, et ses investigations tournent au cauchemar. Il y a d’abord ces vivants qu’il croise et qui ressemblent étrangement aux victimes brûlées vives… Il y a ce piéton gravement blessé qui disparaît sans laisser de traces tel un fantôme. Et il y a surtout William Dobbs (Jack Albertson), croquemort et embaumeur qui semble en savoir bien plus qu’il ne le dit, et qui fut jadis renvoyé de l’hôpital où il exerçait à cause d’expériences illicites qu’il y menait.


   

Peu à peu, Gillis en vient à douter de ce qu’il découvre et de sa propre raison, son investigation prenant un tour cauchemardesque qui n’est pas sans évoquer celle de Mia Farrow dans Rosemary’s Baby, d’autant que l’épouse de Gillis (la belle Melody Anderson) semble impliquée dans cette étrange affaire. Mystère et inquiétude se développent sourdement, jusqu’à un dénouement démesuré, inattendu, qui remet non seulement en cause tout le film, mais marque une première dans l’histoire du cinéma fantastique, tant l’idée est inédite et surprenante. Pour en décrire l’impact sans gâcher la surprise, il faudrait comparer cette chute à celle de La Planète des Singes. Après le choc, le film s’achève sur une séquence à la fois macabre et terriblement émouvante, prouvant qu’il est possible d’éprouver des sentiments pour des zombies, pour peu que ces derniers soient conscients de leur état pathétique…


   

Les auteurs de ce scénario fou ne sont autre que Dan O’Bannon et Ronald Shusett, à qui nous devons rien moins que l’histoire d’Alien. A la réalisation épurée de Gary Sherman se conforment le jeu dépouillé des acteurs et des effets spéciaux cosmétiques étonnamment réalistes signés Stan Winston. La mise en scène en plan séquence de l’embaumement de la jeune fille, notamment, est servie par un maquillage surprenant et semble rendre hommage à une des scènes de L’Invasion des Profanateurs de Sépultures. Réincarnations propose ainsi un regard tout à fait neuf sur le thème des zombies, et son titre original – Dead and Buried, c’est-à-dire « mort et enterré » - eut été bien préférable à cette « traduction » française passe-partout et surtout hors-sujet.(http://www.cinemafantastique.net/Reincarnations.html)



                


Le père Loomis, désemparé par la découverte d’un étrange cylindre gardé secret par l’église, fait appel à des scientifiques pour percer le mystère de ce qui serait l’essence même du mal absolu.  En disgrâce suite à l’échec cinglant des AVENTURE DE JACK BURTON, John Carpenter retourne à de petits budgets. Avec beaucoup moins d’argent mais une grande liberté, il met en scène PRINCE DES TENEBRES, l’un des films majeurs de sa filmographie, où l’on pourra déceler l’influence évidente de certains de ses succès artistiques du passé (ASSAUT, HALLOWEEN, THE THING…). PRINCE DES TENEBRES n’en est pas pour autant une redite et réussit à mêler deux univers antinomiques que sont la religion et la science. Mais pas la peine de revenir en détail sur le film puisque Eric Dinkian a déjà écrit une critique de PRINCE DES TENEBRES que nous vous conseillons de lire pour en apprendre un peu plus sur le métrage lui-même.  Plutôt sombre, PRINCE DES TENEBRES n’est pas ce que l’on pourrait appeler un film facile à transférer en vidéo. Le disque américain présentait justement un contraste très appuyé qui posait problème lors de certaines séquences sombres. Le disque français bénéficie par contre d’un tout nouveau transfert qui pourra paraître un peu plus terne mais qui propose un contraste et des couleurs plus réalistes. Toutefois, l’image est légèrement recadrée puisqu’il manque de petites portions d’image à gauche et à droite. Sur certains plans, il y a même une petite perte en haut de l’écran. Il ne s’agit pas d’un charcutage comme sur INVASION LOS ANGELES mais le disque de PRINCE DES TENEBRES, comme les autres disques européens, ne respectent pas vraiment le format cinéma d’origine.


   

Enregistré à l’origine en Ultra Stéréo, un système surround utilisant une technique matricée similaire au Dolby Stéréo, PRINCE DES TENEBRES est proposé sur ce DVD avec la piste d’origine mais aussi un nouveau mixage en Dolby Digital 5.1. Cette dernière piste a le mérite de donner une plus grande clarté et un meilleur dynamisme à l’ensemble de la bande-son sans pour autant ajouter des effets artificiels. A moins de ne pas pouvoir faire autrement, on vous conseillera d’éviter le doublage français. Non pas qu’il soit mauvais techniquement, présenté lui aussi en mixage mono d’époque ou en Dolby Digital 5.1, mais plutôt en raison d’un doublage qui plante un peu le film d’un point de vue artistique.  Spécialement pour les quatre Carpenter à sortir à la même date (le 24 juin), Studio Canal a fait le déplacement jusqu’à Los Angeles pour rencontrer John Carpenter et enregistrer de petites présentations de chacun des films. Assez courte, celle de PRINCE DES TENEBRES fait un rapide tour d’horizon plutôt concis et direct.


                

La plupart des informations se retrouvent dans le commentaire audio mais, contrairement à FOG, cette petite présentation évite la redondance à l’excès. De plus, étant donné qu’il n’y a pas d’autres documentaires dédiés au film lui-même en dehors de l’analyse de séquence par le réalisateur, cette petite interview est un bon résumé pour ceux qui n’aiment pas les commentaires audio. L’analyse de la fin du film par John Carpenter est plutôt une amère déception. En effet, ce bonus est carrément inutile dans le sens où le réalisateur nous est présenté face à un écran de télévision qui diffuse le film alors que John Carpenter n’a pas l’air enclin à raconter quoi que ce soit. Au mieux, il donne quelques informations moins complètes que celles très détaillées du commentaire audio, et dans le pire des cas, il paraphrase ce qui se déroule à l’écran lorsqu’il ne se tait pas purement et simplement !(http://www.devildead.com/indexfilm.php3?FilmID=644)