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vendredi 9 décembre 2016

HB Kirk !

Le légendaire acteur américain est né il y a un siècle, le 9 décembre 1916. De George Clooney à son fils chéri Michael, il reçoit depuis déjà quelques mois une myriade d'hommages. Comme Spartacus, le gladiateur qui souleva une armée d'esclave contre Rome, Kirk Douglas est un mythe indestructible. Il y a quelques semaines encore, il prenait la parole au nom du tout Hollywood pour avertir les Américains de la menace que représentait à ses yeux Donald Trump. Le monde s'émerveillait de la santé du comédien bientôt centenaire. La date historique est enfin arrivée. Le 9 décembre 2016, l'acteur américain souffle en compagnie des siens, Michael son fils, son épouse Anne et sa bru Catherine Zeta-Jones les cent bougies de son gâteau d'anniversaire.'an passé, le jour de son 99e anniversaire, Kirk Douglas, au lieu de recevoir des cadeaux comme le veut la coutume, avait décidé de faire une donation de 15 millions de dollars au profit d'une fondation qui lutte contre la maladie d'Alzheimer. Pour le remercier de sa générosité son fils Michael, qui le vénère et qui possède un joli sens de l'humour, fit un beau discours dans lequel il s'amusa du fait que beaucoup de journalistes cherchent à le joindre... pour, en réalité, tenter d'avoir un contact direct avec son père. Une belle leçon d'humilité, pour celui qui est quand même l'heureux récipiendaire de deux oscars...(http://www.lefigaro.fr/cinema/2016/12/09/03002-20161209ARTFIG00003-kirk-douglas-fete-ses-100-ans.php)



               


Jules Verne est, avec H. G. Wells, le fondateur du genre science-fictionnel. Véritable touche-à-tout, fasciné par le monde qui l’entoure et à la pointe en matière de connaissances technologiques, le Nantais a publié une série de récits d’aventures dans lesquels interviennent des extrapolations scientifiques à partir de réalités du moment, au point de toucher à l’art divinatoire puisqu’il a anticipé et romancé, des décennies à l’avance, le voyage sur la Lune, le tour du monde dans les airs et l’exploration subaquatique. Celle-ci est au centre de Vingt mille lieues sous les mers, son roman le plus célèbre, publié en 1865. Tellement célèbre qu’il fait d’emblée l’objet d’adaptations cinématographiques alors que le septième art vient à peine de naître. Une version courte d’abord dès 1905 due à Wallace McCutcheon sous le titre de 20000 Leagues under the sea, bientôt suivie de la version fantaisiste de George Méliès d’une durée similaire. La première transposition en format long émane, en 1916, des studios Universal sous l’égide de Stuart Paton.
Deux projets avortés suivront dans les années 30 et 50 avant que Walt Disney ne reprenne à son compte les aventures du capitaine Nemo et de son sous-marin, le Nautilus. Le métrage est une nouvelle occasion pour les studios Disney de se détacher du seul cinéma d’animation en créant un septième long métrage en prises de vue réelles depuis la sortie de L’île au trésor de Byron Haskin en 1950. En outre, l’œuvre est la première à sortir via la filiale Buena Vista, créée quelques mois auparavant, afin de s’affranchir de la firme de distribution RKO qui bloque de temps à autres les rouages de la compagnie de production. Vingt mille lieues sous les mers émerge donc en 1954, à grand renforts de publicités panachées et tapageuses qui vantent la grandeur de cette première adaptation du cinéma parlant. Elle étrenne pour le coup le format Cinemascope et revêt la parure bariolée du Technicolor qui permet d’admirer à leur juste valeur les décors somptueux exotiques de l’œuvre, qu’ils soient subaquatiques ou îliens.


 
                                        
Puisant librement dans le récit de Jules Verne, le scénariste Earl Felton en extrait les scènes les plus marquantes (l’attaque des cannibales, le combat avec le calmar géant, l’enterrement sous-marin) et les noie au sein d’une intrigue remodelée, reformulée pour être plus aisément appréhendée par un public néophyte. Rendue plus lisible, l’histoire connaît d’autres modifications qui tendent à ajouter un surplus de plausibilité à une œuvre trop tributaire de son époque. Ainsi, le scaphandre autonome, créé en 1864, et le sous-marin, finalisé en 1887, ne conservent-ils plus, au moment de la sortie du film, ce statut de « bizarrerie » qui les auréolait à la fin du XIXème siècle. Le mode anticipatif se voit dès lors remplacé par celui d’une science-fiction extravagante aux décorums baroques et excessifs, comme l’illustre l’intérieur du Nautilus noyé sous le luxe et le raffinement, au contraire des extrapolations dystopiques aux décors dénudés, apanage habituel des films d’anticipation.




Pour l’occasion, un véritable vaisseau ichtyomorphe (de 60 mètres de longueur sur 6 mètres de large) fut conçu par le décorateur John Meehan. Dans ce décor grandiose évoluent quatre personnages centraux : Ned Land, harponneur charismatique brillamment campé par Kirk Douglas, le professeur Arronax (Paul Lukas) et son fidèle assistant Conseil (du nom de l’inventeur, interprété par le revenant Peter Lorre, anti-héros de M le maudit) et le Captaine Nemo, seul maître à bord, incarné par le britannique James Mason, spécialiste des films d’aventures. Décentrant quelque peu le sujet, Vingt mille lieues sous les mers se concentre essentiellement
autour de ce dernier personnage au détriment des autres.



                     

Personnage emblématique et complexe, le maître des lieux (et a fortiori des lieues), possède une identité insaisissable (à l’instar de son pseudonyme signifiant « personne ») et une vraie rancœur à l’égard du monde d’en-haut, miné par l’esclavagisme, l’exploitation et les guerres, celui-là même qui lui a ravi sa femme et son enfant. Rongé par la haine, avide de vengeance, profondément anarchiste et misanthrope, il mène des actes révolutionnaires et décime la flotte qui transporte armes et munitions dans le but de soulager le monde et, par extension, sa propre amertume.
Doté d’un sous-texte plus pénétrant et d’une narration moins complexe, cette adaptation cinématographique touche indéniablement le coche et remplit pleinement son contrat. Cette version de 1954 reste à ce jour la meilleure relecture d’une des oeuvres fondatrices du genre. En attendant la version de McG...(http://www.cinemafantastique.net/20-000-lieues-sous-les-mers.html)


                                 

Un flic aux trousses (Eddie Macon's Run) est un film américain réalisé par Jeff Kanew, sorti en 1983.La première évasion n'a pas été couronnée de succès pour Eddie Macon, jeune homme condamné pour un crime qu'il n'a pas commis, il a fait l'erreur d'aller retrouver sa femme. Première piste à vérifier pour le vieux flic Carl Marzack qui l'a pincé. Tirant les leçons de cette expérience, Eddie prépare sa seconde tentative dans les moindres détails. Il la réussit et traverse les étendues désolées du Texas, traqué par ce policier teigneux.Quelques vingt ans plus tôt, Kirk Douglas avait produit et interprété son film favori : « SEULS SONT LES INDOMPTÉS », où il jouait un cowboy des temps modernes, traqué par la police, alors qu'il n’avait rien fait de répréhensible, jusqu'à une issue tragique. Dans « UN FLIC AUX TROUSSES », c'est le jeune acteur de télé John Schneider qui s’évade du bagne, pour retrouver sa famille, et Douglas qui endosse le rôle du flic à ses basques. Le scénario est simple, linéaire, le film correctement réalisé, mais c'est au niveau du ton, que cela pèche un peu. Tout ce qui concerne le rôle de Douglas est maladroit, oscillant entre la grosse comédie (les déguisements de Marzak, son chien, ses mimiques), toutes les scènes du fugitif tendent vers l’émotion et le réalisme. Le mix ne se fait pas aisément. De plus, Schneider n’a aucune présence, et le vieux Kirk – qui arbore la plus hideuse coupe de cheveux de sa carrière ! – cabotine à tout-va, cédant à son péché mignon, en faisant des pompes comme un jeune homme. L’auteur-réalisateur Jeff Kanew saura exploiter plus intelligemment les travers narcissiques de son acteur dans « COUP DOUBLE ». « UN FLIC AUX TROUSSES » a beaucoup vieilli, mais demeure plaisant, grâce à quelques bonnes scènes, comme ce lynchage improvisé dans le ranch des deux frères dégénérés, ou la relationbizarre entre Eddie Macon et la très belle Lee Purcell, qui l’aide dans sa fuite.


   

Au fil des séquences, on reconnaît des comédiens qui ont fait leur chemin depuis : Dann Florek (futur commissaire de la série « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE ») en dragueur de bar, John Goodman presque mince, Mark Margolis, Tom Noonan. Bâti comme un de ces westerns des années 70, décrivant la traque d’un fuyard, « UN FLIC AUX TROUSSES » rachète un peu sa banalité, par une conclusion sympathique, jetant une lumière nouvelle sur le personnage de Marzak et sur ses motivations. Ce fut un des derniers rôles d’homme d’action de Kirk Douglas, alors déjà âgé de… 67 ans !(http://wild-wild-western.over-blog.com/article-34193341.html).Juste avant le fameux film 1 chance pour 2 qui avait réunit jean Paul Belmondo et Alain Delon, une autre association de malfaiteur avait eu la même idée sur quasiment le même scénario de départ, c’est à dire Kirl douglas et Burt lancaster.


                 

Malgré quelques longueurs évidentes qui gâche à peine l’histoire de départ, on peut assister à un véritable festival de gag entre nos deux papys qui ne sont pas prêt manifestement à vouloir prendre leurs retraites. Kirl douglas joue à merveille comme à son habitude son rôle de voyou pas si dégourdies que cela ne fin de compte pendent que Burt Lancaster, nous le joue plutôt romantique et nostalgique, avec sa rencontre avec une ancienne danseuse de cabaret dont il tombera sous le charme bien entendu. Un film certes un peu anciens mais qui tient encore la route si on le veut bien.Pas de temps morts dans ce policier assez méconnu; cette cavale entre un détenu récidiviste et un flic teigneux nous offre un moment de divertissement agréable, en incorporant le thriller et le road-movie, le réalisateur décrit habilement la personnalité et le caractère des personnages. Kirk Douglas est égal à lui-meme, quant à John Schneider (alors au sommet de la gloire avec la série "Shériff fais moi peur"), il joue juste et bien. A ne pas confondre avec "Coup double" avec Burt Lancaster mais aussi Kirk Douglas! (Allociné)

jeudi 8 décembre 2016

Stanley Turrentine

On reconnaît tout de suite le saxo ténor de Stanley; sa sonorité veloutée, sa façon de contourner une note et d'en tirer le maximum ont fait de lui un des instrumentistes de jazz les plus populaires sur le marché de la musique commerciale. Au milieu des années '50, Turrentine était considéré comme l'accompagnateur parfait, ses délicates ornementations mélodiques se retrouvent sur les enregistrements de gens aussi différents que Ray Charles, Lowell Fulson ou Earl Bostic. Au cours des années '60, Turrentine s'est promené à travers l'Amérique en compagnie de sa femme, l'organiste Shirley Scott, jouant son type très particulier de jazz bluesy, qui allait préfigurer le «cross-over music» entre pop et jazz qui allait faire le succès de gens comme Grover Washington ou George Benson.


                    


 Fils d'un saxophoniste des Savoy Sultans, frère cadet d'un trompettiste surdoué appelé à fréquenter Charles Mingus et Archie Shepp, Stanley William Turrentine, né à Pittsburgh, Pennsylvanie, le 4 avril 1934, ne pouvait décemment pas échapper à son destin de musicien. Ainsi, à dix-sept ans, effectuait-il ses débuts professionnels dans le groupe du bluesman Lowell Fulson, dont le pianiste, un certain Ray Charles, allait bientôt devenir son prochain employeur.
Spécialiste de la ballade. Après avoir remplacé, au milieu des années 50, un autre souffleur rookie John Coltrane, dans l'orchestre dirigé par l'altiste Earl Bostic, Stanley Turrentine, fraîchement démobilisé, devait rejoindre, flanqué de son aîné Tommy, le quintette de Max Roach, avant d'enregistrer, pour Blue Note, sous la direction de Jimmy Smith (Midnight Special, Back To The Chicken Shack), puis d'entamer (sur le même label) une prolifique carrière sous son nom, ou (ailleurs) en compagnie de son épouse (jusqu'en 1971), l'organiste Shirley Scott.


                   


Passé chez CTI, au début des seventies, Turrentine sacrifie alors à une musique plus «commerciale», qui, servie par sa sonorité particulièrement sensuelle (c'est un spécialiste de la ballade), va lui valoir quelques succès notoires (il jouera notamment le solo de ténor sur la BO du Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman) et faire de lui, vingt ans plus tard, l'une des cibles privilégiées des futurs échantillonneurs du rap pillard.
«L'originel Mr T».Ce qui ne l'empêchera pas de revenir à un jazz plus conforme à ses aspirations naturelles à partir de 1982 et de contribuer même, en 1995, à mettre sur orbite une Diana Krall débutante, en participant à la confection de son album GRP: Only Trust Your Heart.



                   



«Il s'est vraiment investi dans cet enregistrement», confiera la Canadienne, ce qui m'a surpris de la part d'un instrumentiste de son expérience qu'on aurait pu croire un peu blasé.»
Il ne l'était pas. Victime d'un accident vasculaire cérébral, celui que l'on avait surnommé «l'originel Mr T», s'est éteint mercredi à New York. Il avait 66 ans.
LOUPIEN Serge