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jeudi 21 mai 2015

Andy Devine

Andy Devine est un acteur américain, né Andrew Vabre Devine à Flagstaff (Arizona) le , décédé d'une leucémie à Orange (Californie) le .
Au cinéma, Andy Devine impose son physique d'ancien footballeur semi-professionnel et, pour les adeptes des versions originales, sa voix très particulière, dans plus de 150 films américains, entre 1926 et 1977, notamment des westerns. Entre autres, on le retrouve à plusieurs reprises aux côtés des réalisateurs John Ford (ex. : L'Homme qui tua Liberty Valance en 1962) et William A. Wellman (ex. : Une étoile est née, version 1937), ou de l'acteur John Wayne. En outre, il prête sa voix à des personnages de films d'animation, notamment Frère Tuck du Robin des Bois (1973) des Studios DisneyÀ la télévision, entre 1955 et 1972, il se produit dans des shows, des téléfilms et des séries (Flipper le dauphin, La Quatrième Dimension, Batman...).
Enfin, il apparaît dans des séries et shows radiophoniques.
Pour ses contributions à la radio et à la télévision, deux étoiles lui sont dédiées sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard.


                 


Paradoxalement, au vu de leur réputation respective, alors que la Warner utilise les clichés les plus éculés pour produire les westerns les plus conventionnels et les moins enthousiasmants de l’époque, la MGM, contrairement à son image de studio aseptisé et familial, nous offre en ce début des années 50 les westerns les plus intéressants, les plus adultes et les plus courageux qui soient. Voici que John Huston nous emmène pour la première fois sur les champs de bataille de la guerre de Sécession, nous plongeant au cœur de l’action (ou de l’inaction) en compagnie de simples soldats qu’il suit de très près, fouillant leur intimité jusqu’à aller sonder leurs rêves, tout en restant - second paradoxe - à la limite du documentaire. La guerre de Sécession a bien évidemment été abordée à maintes reprises au sein du western, quelques batailles nous ont été montrées mais rapidement et superficiellement dans le but d’assurer le spectacle, jamais de cette manière rugueuse et réaliste. A travers cette évocation d’une page peu glorieuse de l’histoire américaine, John Huston parle d’ailleurs de toutes les guerres et notamment de celle de Corée qui avait lieu à ce moment-là, de leur bêtise, de leurs violences et de leurs inutilités.
Charcuté comme presque jamais film hollywoodien parlant ne le fut encore (à l’exception peut-être de La Splendeur des Amberson - The Magnificent Amberson d’Orson Welles), La Charge victorieuse n’en demeure pas moins en l’état une très belle œuvre, d’une formidable puissance et d’une étonnante modernité ; preuve du talent de son metteur en scène dont le film reste d'une force peu commune, même après être passé entre les mains de producteurs peu scrupuleux de l’intégrité d’une œuvre liée aux idées de son metteur en scène (mais nous sommes encore à l’époque des majors, au sein desquelles le réalisateur n’était pas forcément plus important que le scénariste ou le producteur). 


   

Malheureusement, comme Louis B. Mayer l’avait pressenti, ce fut non seulement un échec critique mais un four commercial que John Huston tenta d’expliquer ainsi à Jacques Doniol-Valcroze pour Positif en juillet 1952 : « Les gens ne veulent pas admettre que la guerre c'est comme ça ; de la monotonie, du danger, des rescapés et des morts. » Parmi les films de guerre récents, il y en avait déjà eu quelques-uns visant cette optique réaliste (le fabuleux Bastogne - Battleground de William Wellman par exemple) mais jamais encore qui avaient abordé la guerre de Sécession. C’est la raison pour laquelle La Charge victorieuse peut se voir classer indifféremment dans l’un et l’autre genre, le film de guerre et le western. Le scénario du film est l’adaptation assez fidèle d’un classique controversé de la littérature américaine écrit à 24 ans par l’auteur Stephen Crane, l'un des livres favoris de Hemingway et l'un des grands best-sellers américains du XIXème siècle qui évoque dans son titre une blessure (" La Marque rouge du courage") qui signifie par extension l'épreuve du feu. 


                             

Seulement dix ans après sa venue dans le monde du cinéma en tant que metteur en scène, John Huston s’y illustre une nouvelle fois en tant que champion des transpositions cinématographiques de romans jugés inadaptables. Du Faucon maltais (The Maltese Falcon) aux Gens de Dublin (The Dead), il s’en fera une spécialité tout au long d'une carrière qui comptera un nombre incalculable de réussites dans cet exercice très difficile. La gestation et surtout la post-production de son huitième long métrage furent sacrément chaotiques et a posteriori captivantes. Lillian Ross, qui a suivi à la trace l’histoire rocambolesque du film du printemps 1950 à mai 1952, en a tiré une série d’articles publiés dans le New Yorker qu’elle a ensuite rassemblés dans un livre intitulé Picture - traduit en France par un spécialiste du western, Jean-Louis Rieupeyrout - et qu’elle avait sous-titrée "Le massacre de la production 1512", ce dernier chiffre devant sûrement correspondre au 1512ème film produit par la compagnie. Source : http://www.dvdclassik.com/critique/la-charge-victorieuse-huston



                              

William Wellman réalisa trois films avec John Wayne qu'il produisirent en commun. Pour « Aventures dans le Grand Nord », les deux hommes s'entendirent immédiatement sur l'adaptation du roman d'Ernest K Gann, aviateur et héros de la deuxième Guerre Mondiale. Le sauvetage de cette expédition perdue dans le grand nord canadien fut l'occasion pour Wellman comme il a toujours aimé le faire dans ses films de guerre de mettre en avant la solidarité indéfectible qui unit les hommes face au danger. Voir quelques uns de nos semblables exaltés à l'idée de sauver leurs collègues réchauffe un peu le cœur de nos jours où sous couvert de réalisme, les pires côtés de l'humain sont régulièrement exposés. Il est vrai qu'avoir des méchants dans un film sert souvent mieux le suspense, mais Wellman en prônant les valeurs de solidarité parvient grâce à son talent à rendre captivant le sauvetage des compagnons de Dooley (John Wayne). Point de traitrise ou d'individualisme dans cette aventure qui connut un réel succès d'estime à sa sortie mais qui disparut rapidement de la carrière de Wayne et Wellman au profit de l'emblématique "Entre le ciel et l'enfer" tourné un an plus tard. Pour le casting les deux hommes firent appel aux acteurs qu'ils avaient l'habitude de côtoyer au cours de leur longue carrière. C'est ainsi que l'on retrouve les visages connus de Lloyd Nolan, Walter Abel, James Arness ou Amy Devine. Le tournage sur place eut lieu dans des conditions épouvantables sur une période courte de deux semaines. On mesure ici la grande technicité de Wellman qui n'occupe pas dans le panthéon hollywoodien la place qu'il mériterait. 
Film d'aventure de William A. Wellman qui préfigure un peu les "films de sauvetage" qui viendront plus tard comme son oeuvre suivante "Ecrit dans le ciel" préfigurera les films catastrophes des années 70. 



   


Des longueurs et des scènes inutiles, en particulier celles qui se déroulent dans un contexte familial, sont hélàs présentes mais le film sait se faire efficace en particulier grâce à une solidité dans la mise en scène et à un très bon jeu d'acteurs. John Wayne, sous des dehors de meneur d'hommes, n'hésite pas à montrer la fragilité cachée de son personnage et donnent une de ses meilleures interprétations. Un bon film. 
La mise en scène est chouette : une belle photographie, un découpage dynamique, des plans spectaculaire, de beaux décors, de vrais avions qui volent. Tout pour que le spectateur puisse s'immerger dans cette aventure. Dommage qu'il n'y ait pas de loups comme dans "The Grey", mais le simple fait de devoir survivre est déjà très intéressant. Côté acteurs, j'avais peur que John Wayne soit un peu de trop. 


                               


Finalement il est assez modéré, peut-être par le réal, et il a même réussi à me toucher lorsqu'il promet à ses collègues qu'ils vont s'en sortir, le tout en ayant une larme à l'oeil. Il y a tout de même le début qui fait peur, avec cette voix off. la voix off est sympa (en tous cas dans la VF) mais le texte est tellement long qu'on ne peut s'empêcher de sourire un peu en voyant les acteurs qui doivent s'imaginer qu'une voix off couvre leurs actions. Et comme c'est un moment où ils doivent avoir l'air nerveux, ça fait juste exagéré par moment.
Bref, "Aventure dans le grand nord" est un bon divertissement ; j'ai été séduit par le concept (coincé dans le grand nord), les décors, les personnages. Seul bémol, l'impression que ça aurait pu être mieux encore.
Source : http://www.senscritique.com/film/Aventure_dans_le_grand_nord/critique/24536992

mercredi 20 mai 2015

Ann Harding

Ann Harding est une actrice américaine, née Dorothy Walton Gatley le à San Antonio (Texas), morte le à Los Angeles — Quartier de Sherman Oaks (Californie).
Ann Harding (pseudonyme) apparaît au cinéma de 1929 à 1956 et à la télévision, dans des séries, entre 1952 et 1965. Un de ses films les mieux connus est Peter Ibbetson, sorti en 1935, aux côtés de Gary Cooper.
Au théâtre, elle joue dans des pièces à Broadway (New York) de 1921 à 1927, puis en 1962 et 1964.
Deux étoiles lui sont dédiées sur le Walk of Fame d'Hollywood Boulevard, l'une pour sa contribution au cinéma, l'autre pour sa contribution à la télévision.
De 1937 à 1963 (divorce), elle est mariée au chef d'orchestre et compositeur Werner Janssen (1899-1990).
 Fille d'un général : Le général George C. Gatley, commandant de la Division US arc-en-ciel en France pendant la Première Guerre mondiale, décédé en 1931.
Sa mère se nommait Bessie Crabbe Gatley, militaire également, et elle avait une soeur nommée : Édith. 


                                  

The Animal Kingdom est un film américain réalisé par Edward H. Griffith et George Cukor, sorti en 1932.
Tom Collier, jeune éditeur, a entretenu une liaison passionnée et intellectuelle avec une dessinatrice, Daisy Sage. Celle-ci ayant mis un terme à leur relation, il a fait la connaissance de Cecilia, qu'il a rapidement décidé d'épouser. Alors que les fiançailles sont annoncées, Daisy, toujours amoureuse, fait son retour, mais trop tard. Le mariage a lieu. Sous l'influence de Cecilia, Tom Collier, qui était un éditeur intègre et exigeant, fait de plus en plus de concessions commerciales. Daisy, elle demeure fidèle à elle-même. Tom Collier, se retrouve a évoluer, par amour pour sa femme, dans un milieu de conventions bourgeoises qui ne l'intéressent pas.
Le film a été coréalisé par George Cukor, non crédité au générique.Dates de tournage : du 1er octobre au 25 novembre 1932 et scènes additionnelles dirigées par George Cukor le 7 décembre 1932. Sortie officielle : 28 décembre 1932.Le tout premier film à être projeté au Roxie Theatre à New York City.Leslie Howard, qui était réputé pour être un coureur de jupons, était très proche de sa partenaire Myrna Loy pendant le tournage. Les deux acteurs ont nié toute implication. Toutefois, un récent documentaire, consacré à Howard avec des images d'archives, montre l'acteur britannique en train de flirter ouvertement avec l'actrice, qui ne semble pas indifférente. Les deux stars auraient eu une liaison secrète.




   


L'Étrange Visiteur (Love from a Stranger au Royaume-Uni, A Night of Terror aux États-Unis) est un film britannique réalisé par Rowland V. Lee, sorti en 1937. Il est adapté de la pièce de théâtre Love from a Stranger de Frank Vosper, elle-même inspirée de la nouvelle Philomel Cottage d'Agatha Christie. V.O.:



   

Le Droit de tuerFilm noir réalisé en 1951 par
Parce qu'un ami le lui a demandé, et que l'homme qu'il a vu en prison a su l'émouvoir, Dwight Mason, avocat qui n'est cependant pas spécialisé dans les affaires criminelles, accepte d'assurer la défense du jeune Rudi Wallcheck, accusé d'un meurtre dont il se proclame innocent. Le personnage, au fil du procès, se révèle toutefois beaucoup plus complexe que Dwight ne l'imaginait. Homme de foi et de principes, il a peine à croire que son client aurait pu l'abuser, mais c'est pourtant ce que Wallcheck lui révèle involontairement une fois son acquittement obtenu...     



         

Bonus : Holiday , film américain réalisé par Edward H. Griffith, sorti en 1930 
Si le happy-end est évidemment de rigueur, il reste pourtant à la vision de ce très beau film une sensation morose et cynique, où la lutte des classes semble ne jamais pouvoir prendre fin, où seuls ceux qui partagent de mêmes désirs peuvent communiquer et décider de faire leur chemin ensemble. Plus que l’heureuse déclaration d’amour, presque évidente, de Linda à Johnny, on garde alors en mémoire l’impossible échappatoire du jeune frère, Ned, dont le seul choix imaginable est de donner à l’alcool la vertu d’exprimer sa rancœur et de rêver quelle aurait pu être sa vie s’il n’était pas si lâche.