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mercredi 25 mai 2016

Mickey Rooney

La popularité de Mickey Rooney vient principalement de son travail sous contrat à la MGM. Entre 1937 et 1946, il incarne Andy Hardy, au côté de Judy Garland, dans une série de quinze épisodes. De A family affair (1937) de George B. Seitz à Love laughts at Andy Hardy (1946) de Willis Goldbeck, il joue l'adolescent préoccupé de voitures et de filles, mais attaché aux valeurs familiales. Grâce à cette série de films, il devient une des vedettes les plus populaires des Etats-Unis ; entre 1938 et 1940, il est numéro un au box-office. Le couple Garland-Rooney illustre aussi trois comédies musicales endiablées de Busby Berkeley : Babes in arms (1939), Strike up the band (1940) et Débuts à Broadway (1941). La carrière de Mickey Rooney est interrompue par la guerre. Son contrat avec la MGM prend fin en 1948. Il fonde alors sa maison de production. Il tourne avec son ami Richard Quine une série de comédies militaires et un étonnant film policier, Drive a crooked road (1954). En 1957, L'Ennemi public de Don Siegel, dans lequel l'acteur incarne avec force un gangster psychopathe, connaît un véritable succès.(http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=40789)


                  


Diamants sur canapé (1961) -« Moon River/ Wider than a mile/ I’m crossing you in style/ Someday... » De Frank Sinatra à REM, quel musicien n’a jamais entonné la chanson qu’Henry Mancini composa spécialement pour le film de son ami Blake Edwards ? N’oublions pas pourtant que ce fut la voix délicate d’Audrey Hepburn et ses longs doigts maigres grattant la guitare, qui firent de « Moon River » le tube que l’on sait. Quand le réalisateur des comédies les plus loufoques de son temps (La Panthère rose, La Party) rencontre la comédienne la plus élégante de tous les temps, cela donne un chef-d’œuvre aussi doux qu’un verre de champagne et aussi amer qu’un jour de pluie qui n’en finit pas. « C’est l’histoire d’une fille qui vit toute seule et qui est très effrayée. » Voici comment Paul Varjak, jeune écrivain en panne d’inspiration (et accessoirement gigolo d’une femme très riche), décrit sa jolie voisine un peu timbrée, Holly Golightly – Lula Mae Barnes de son vrai nom. En apparence, Holly est pourtant une femme qui respire le bonheur : elle ne cesse d’ailleurs de répéter à quel point elle est « divinement heureuse » à qui veut bien l’entendre. Ses journées défilent paisiblement, du verre de champagne au réveil – jamais avant midi, sauf quand elle doit se rendre à Sing Sing pour récupérer le bulletin météo d’un parrain de la mafia – aux nuits d’orgie dans son appartement. On ne saura jamais trop quelle activité permet à Holly de subvenir à ses besoins, mais il est permis de croire que, lorsque des gentlemen lui donnent 50 dollars pour aller se repoudrer dans les toilettes des night-clubs, ils n’attendent pas seulement d’elle qu’elle leur fasse la conversation. Le bonheur de Holly est évidemment trop bruyant pour être honnête : sa façon de parler sans cesse de tout et de rien est aussi une manière pour elle d’éviter le silence, d’éviter de se retrouver seule avec ses pensées noires, de combattre ses envies de mourir par des petits riens, comme par exemple un petit-déjeuner à l’aube, devant la vitrine du bijoutier Tiffany’s.


   

Excentrique, glamour, timbrée, décalée, Holly est un véritable personnage de cinéma, comme il n’en existe pas (ou si peu) dans la vie réelle. Ce qui ne l’empêche pas d’être aussi très humaine, surtout dans les moments où elle baisse sa garde, où elle ne contrôle plus ses réactions. Holly, au fond, est une toute petite fille pas encore sortie de l’enfance, mais qui en a vu de toutes les couleurs et n’a plus l’intention – pense-t-elle – de se laisser marcher sur les pieds. Pour s’assurer d’être toujours libre de s’envoler plus haut, elle cherche à épouser un homme riche pour qui elle n’éprouve pas d’amour : mais ce désir de liberté trop intense ne cache-t-il pas une prison plus sournoise encore ? Mickey Rooney apparaît dans le film en second rôle de choix, maquillé en la circonstance pour incarner le voisin de Holly, Mr Yunioshi. Il préfigure le personnage de Cato, valet de l'inspecteur Clouseau Peter Sellers dans plusieurs films dont Quand l'inspecteur s'emmêle (1964) et Le Retour de la panthère rose (1975).


                 

À l’instar de la nouvelle de Truman Capote dont Diamants sur canapé est l’adaptation, le film de Blake Edwards n’a qu’un seul personnage : Holly. Les autres, au fond, n’existent que par et à travers elle, tous fascinés à des niveaux divers par son extravagance. Paul Varjak, dont le point de vue sert de déroulement à l’histoire, n’est pas le seul à voir les fêlures de sa jeune voisine ; du moins est-il le seul à ne pas chercher à en profiter. Holly est comme un oiseau dont on aurait ouvert la cage et qui s’en échapperait pour mieux y retourner, incapable de s’adapter au monde extérieur et aux « salauds » qui le peuplent. C’est en concentrant la quasi-totalité de ses scènes à l’intérieur de l’immeuble où habite Holly que Blake Edwards montre le mieux la façon dont la jeune femme s’est volontairement enfermée dans une vie qu’elle fait semblant d’avoir consciemment choisie. Ses brèves échappées à l’extérieur l’étouffent, comme si son corps habitué à la pollution ne pouvait supporter l’air pur, comme si son cœur devenu sec par habitude était devenu imperméable à l’amour.(http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/diamants-sur-canape.html)


                 


Outre le fait qu'il soit plutôt soigné et bien produit pour un film signé Roger Corman, « L'Invasion secrète » vaut d’être vu pour la bonne raison qu'il fut tourné deux ans avant « 12 SALOPARDS » et quatre avant « QUAND LES AIGLES ATTAQUENT », deux superproductions qui semblent lui devoir beaucoup côté scénario. Ici, ce sont « six salopards » qui sont envoyés à Dubrovnik pour libérer un général italien prisonnier des nazis, afin qu'il retourne ses troupes contre les Allemands. Le leader est un officier anglais joué par Stewart Granger et son équipe est composée de gibiers de potence ultraspécialisés échappés d’un épisode de « MISSION : IMPOSSIBLE ». Le scénario est truffé de bonnes idées, mais parfois plombé par des trouvailles absurdes (les claquements de doigts censés remplacer un chrono !) et des fusillades un brin longuettes. Curieusement, Granger s’avère particulièrement incapable sur le terrain et se laisse voler son commandement (et la vedette par la même occasion) par Raf Vallone qui fait preuve d’une belle autorité. D’autres acteurs sont assez éprouvants comme l’incorrigible grimacier Mickey Rooney en dynamiteur irlandais lourdingue (sic !) ou le brillantiné Edd Byrnes en faussaire. Mais c'est Henry Silva qui s’abroge la part du lion dans le plus beau personnage du film. Défini par un résistant serbe comme « celui aux yeux morts », il joue un assassin professionnel impassible et comme calciné de l’intérieur, qui tombe en morceaux lorsqu’il étouffe accidentellement un bébé trop bruyant. Avec quelques rares répliques et deux expressions faciales, Silva crève l’écran et lors de sa dernière scène, son sacrifice final et absolument magistral. Malgré ses longueurs, ses faiblesses narratives, ses naïvetés, « L'INVASION SECRÈTE » vaut donc pour sa photo magnifique, ses extérieurs très bien exploités et pour Henry Silva dans son emploi-fétiche de zombie désincarné qui révèle ici des vestiges d’humanité. Bonne surprise, en somme…(Le blog du west)


            

Irrémédiablement, cette « Invasion secrète » fait penser aux « Douze salopards » que Robert Aldrich réalisera trois ans plus tard, le tout avec moins de moyens et de talent. Cela dit, lorsque l'on a accepté l'idée que tout est conduit sur un mode mineur, le résultat n'est vraiment pas désagréable. Bon, on n'aurait pas craché sur plus de figurants, plus de décors et un affrontement final plus spectaculaire, mais reconnaissons à Roger Corman un bon sens du rythme, des dialogues tenant à peu près la route et un goût pour l'aventure loin d'être désagréable. Et puis on a beau dire, un film avec Stewart Granger, Raf Vallone, Mickey Rooney et Henry Silva force clairement la sympathie, d'autant que Corman arrive à surprendre plusieurs fois en évitant la facilité, à l'image d'un dénouement loin d'être dégoûtant... Une série B donc, mais pleine de panache et d'action : « L'Invasion secrète » vaut le coup d'oeil.(Caine 78)

mardi 24 mai 2016

Diana Douglas

Née en 1923 dans la paroisse de Devonshire dans les Bermudes, Diana Douglas s’est lancée dans une carrière de comédienne dans les années 40. Elle se marie en 1943 avec Kirk Douglas, avec qui elle avait fait ses études. On la voit ensuite dans de nombreuses productions : «The Cowboys», «The Indian Fighter», «La Rivière de nos amours», «N.Y.P.D», «Dynasty», «Un homme, une autre chance», «Days of your lives» («Des jours et des vies») Un an après son mariage avec l’acteur, Diana donne naissance à Michael Douglas puis à un second fils, Joel. Le couple divorce en 1951. Kirk Douglas, aujourd’hui âgé de 98 ans, s’est ensuite remarié avec Anne Buydens, qu’il a rencontré en 1953. De son côté Diana Douglas Webster a ensuite été mariée à l'acteur Bill Darrid («Mr. and Mrs. Freedom») pendant 36 ans, jusqu'à la mort de ce dernier en 1992. En 2002, elle s’est à nouveau mariée avec Donald A. Webster. En 2003, l’actrice retrouve Kirk Douglas et ses deux fils dans le film «It runs the family». Son petit-fils, Cameron, étant également devant la caméra, trois générations de Douglas sont à l’écran. 



                   


Dans le domaine du western, l’année 1955 fut quantitativement l’une des plus copieuses ; dans l’ensemble, elle fut néanmoins moyennement satisfaisante malgré de formidables réussites signées Anthony Mann (The Far Country, The Man from Laramie, The Last Frontier), Allan Dwan (Tennessee’s Partner), Jacques Tourneur (Wichita) ou Raoul Walsh (The Tall Men). Et cependant, grâce à André De Toth, elle se termine en beauté : le 21 décembre sortait La Rivière de nos amours qui pourrait bien être son chef-d’œuvre et l’un des plus beaux fleurons du genre. Depuis Ramrod (Femme de Feu) et jusqu’à La Chevauchée des bannis (qui sortira 4 ans plus tard), le cursus westernien d’André De Toth aura été passionnant même si sacrément inégal, le meilleur (Thunder Over Plains, Springfield Rifle, Man in the Saddle) côtoyant le médiocre (Stranger Wore a Gun, Last of the Comanches). « Je donnerais tous les Ford et tous les Walsh de la période 1940-1955 pour la seule Rivière de nos amours, l'un des plus beaux poèmes panthéistes que le western nous ait donnés où la nature fond(e) en un seul élément Indiens, cow-boys, arbres et rivières » déclarait Patrick Bureau au sein d’un ouvrage collectif consacré au western. Même si l'on peut raisonnablement trouver cette affirmation excessive, on peut dans le même temps le comprendre puisqu’une passion est par définition toujours excessive et peu raisonnable. Un avis qui tranche en tout cas avec ceux (nombreux malheureusement) plus modérés qui sont apparus à propos de ce western ces dernières années après qu’il a été superbement accueilli à ses débuts. Même Tavernier et Coursodon faisaient la fine bouche dans leur 50 ans de cinéma américain. Espérons qu’ils aient revu leur jugement depuis ! Dans le cas contraire, tressons-lui ici au moins des louanges !



            

Durant les années qui suivirent la Guerre de Sécession, de nombreux hommes blancs pénétrèrent sur le territoire des Sioux Oglala de Red Cloud en s’éloignant de la piste Bozeman, afin d’essayer de s'accaparer l’or dont ils apprirent l'existence au sein d’immenses gisements dans les collines avoisinantes. Le traité stipulant que les Blancs n'avaient pas le droit de pénétrer sur les territoires indiens étant rompu, les raids se multiplièrent alors contre les convois d’émigrants et les troupes de Tuniques Bleues. Les soldats décidèrent la construction de plusieurs forts pour protéger la piste, ce qui eut pour résultat un renforcement de la campagne meurtrière des Indiens. Le traité de Fort Laramie en 1868 conclut à une évacuation des forts (et leur destruction) afin que les attaques indiennes cessent. Certains westerns ont déjà abordé ces faits historiques, l’un d’entre eux (dont à l’heure où j’écris j’ai oublié le titre) se terminant même sur l’incendie des fortins par les Indiens une fois les soldats partis.


                                


Quelques semaines avant la sortie en salles du western d’Andre De Toth, on pouvait voir sur les écrans américains l’excellent The Last Frontier (La Charge des Tuniques bleues) réalisé par Anthony Mann, qui se déroulait déjà en Oregon lors des conflits avec les Indiens et qui abordait également le thème de l’avancée de la civilisation et de ses conséquences. The Indian Fighter le rejoint donc sur bien des points, le personnage interprété par Kirk Douglas, tout en étant conscient de l’inéluctabilité de l’avancée du progrès et de ses effets à court terme, n’en continue pas moins à rêver d'un Ouest qui resterait toujours tel qu’il l’a connu et aimé. Discutant avec le photographe du convoi qui, émerveillé par les paysages qu’il traverse, s’arrête fréquemment pour les "mettre en boite" afin de faire partager leur beauté au plus grand nombre d’Américains, sachant pertinemment que par ce fait de nombreux pionniers se lanceront dans l’aventure à leur tour, l’éclaireur lui fait part de sa crainte : « Tu vas peut-être trouver que ce que je dis est idiot mais l'Ouest est pour moi comme une belle femme. Ma femme. Alors je l’aime telle quelle, je suis jaloux et ne veux pas la partager. Je détesterais qu'on la civilise. »(http://www.dvdclassik.com/critique/la-riviere-de-nos-amours-de-toth)
 


                 

Un autre homme,une autre chance (1977) -1870. Après la défaite de Sedan, le gouvernement révolutionnaire de la Commune a chassé Napoléon III. Dans ces années d'agitation et de dénuement extrême, Jeanne, fille d'un modeste boulanger, promise à un lieutenant de la Garde Mobile, s'éprend d'un jeune reporter-photographe, Francis. Les deux jeunes gens décident de quitter Paris pour une autre vie : le Nouveau Monde les attire... Aux États-Unis, à cette époque, on vient de sortir de la dure guerre de Sécession, et le pays se lance un nouveau défi : la conquête de l'Ouest. Dès lors, après avoir débarqué à New York, Jeanne et Francis vont faire comme beaucoup d'Américains - un long et périlleux voyage en chariot, vers cet Ouest, terre promise. Ils s'installent à Tucson, en Arizona, où Francis réussit à ouvrir une boutique de photographe. Parallèlement, un jeune couple américain - David et Mary - quitte la Côte Est pour aller vivre une vie de pionniers, dans une ferme isolée; David va exercer son métier de vétérinaire dans ces nouvelles contrées que les Américains défrichent. Mais le destin va en décider autrement : Mary est sauvagement violée et assassinée pendant l'absence de son mari, tandis que Francis va être abattu sous les yeux de Jeanne pour avoir photographié une pendaison... Auparavant, les deux couples avaient eu la chance d'avoir un enfant, et c'est à Roll Point, grand centre de tri du bétail, que David et Jeanne vont se rencontrer quelques années plus tard : ils ont placé leurs enfants dans la même pension... David et Jeanne vont peu à peu reconstruire leur vie, sortir ensemble... Mais ils sont encore obsédés par le souvenir de Mary et Francis. Il faudra que Jimmy retrouve par hasard les meurtriers de sa femme et les tue à l'issue d'un terrible combat pour que, délivré de son désir de vengeance, il propose enfin le mariage à Jeanne...



   

J'ai voulu voir ce film car le sujet historique m'intéressait beaucoup (j'ai moi-même des personnes de ma famille qui ont tentées de fuir la France et la misère pour l'Amérique malgré que les conditions étaient difficiles à cette période de la conquête de L'Ouest ) et il y a très peu de réalisateur français qui ont fait des westerns. Claude Lelouch a voulu rendre hommage à John Ford. James Caan prouve que c'est un vrai cow-boy il est très doué, d'ailleurs dans le film il a son propre cheval qui se nomme Durango. Il est aussi très rare de voir un vétérinaire dans un western. Geneviève Bujold est magnifique. C'est aussi une histoire d'amour bouleversante et magnifique Je suis un passionné de westerns mais celui là est celui qui m'a le plus touché. Un grand coup de chapeau à Claude Lelouch.(Allociné)